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Titre du blog : Vadrouilles Ateliers d'Ecriture
Auteur : vadrouilles
Date de création : 09-01-2009
 
posté le 24-07-2009 à 20:42:32

CONSIGNE1 : texte d'Odile Cambronne

 ......................pour un été d'écritureS et de rencontreS..................

 

 

Un ciré jaune tout long

Tout lisse

Tombe sur des bottes

Caoutchouc marine

Semelles blanches

Cinq boutons métalliques

Ferment

Le corps du vêtement

Les manches

Cabossées

Creusées

Démesurées

Se replient

Palissent en jaune coquille d’œuf

 

Au bout de la main gauche

Maintenue par le pouce

Une poupée pantin

Longues jambes en bois

Les articulations

Des bobines

Un pull rayé

Mauve et blanc

Une tête

Balle de ping-pong

Deux accents circonflexes

Deux grosses billes noires

Un point

Un large trait rouge

Et des morceaux de laine blanche

Et des fils pendent

En dessous des bras

Le corps colle

Sur le ciré

 

Le col de la chemisette

Rayure pastel

Laisse découvrir un visage

Tourné à droite

Le regard surpasse le titre

« Quand j’avais cinq ans je m’ai tué »

Le regard ne voit pas Howard BUTEN

Le regard lointain

Cherche

Attend son amoureuse

La bouche entrouverte

Les oreilles cachées

Des  mèches de cheveux

Sous le chapeau jaune

 

Il en a déjà tant vécu

Il va la raconter son histoire


Odile Cambronne

 

Retour :

 

Ton texte est très découpé, avec en première partie cette description détaillée du personnage, il m'a semblé alors qu'il s'agissait d'un pantin, puis dans une deuxième partie ce personnage fixe porte lui-même un véritable pantin, c'est étrange! dans la troisième partie le personnage est enfin incarné et pas seulement cela, on l'a aussi reconnu, l'enfant, celui de la couverture du livre, il n'est plus anonyme, le "il en a déjà tant vécu" nous le rend proche tout à coup, puis comme chute cette ouverture et invitation à lire: " il va la raconter son histoire".

La construction poétique de ton texte nous dévoile petit à petit son sujet et c'est aussi ce qui en fait sa force. 

Tiens! je crois que je vais relire le livre.

 

Merci Odile pour ce texte et ce clin d'oeil à Buffo!

 

Cécile R