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Vadrouilles Ateliers d'Ecriture

posté le 17-07-2009 à 19:26:56

CONSIGNE 1 : textes de Murielle Molitor

 .......................pour un été d'écritureS et de rencontreS..................

 

 

Une femme.

Assise dans un relax,
Elle était là,
Si pâle,
Son teint diaphane,
Pourtant, un peu de rose
Sur ses joues,
Eclairait son petit visage.
Sa beauté étrange,
Ses yeux clairs,
On aurait dit une poupée de porcelaine.
Les hommes qui passaient
La regardaient.
Elle était perdue dans ses rêves.
Elle se leva doucement,
Elle portait une longue robe blanche,
Des sandales également blanches.
Près d'elle se trouvait un rosier.
Elle cueillit une fleur.
La mit dans ses longs cheveux bruns.
Ce rouge et sa pâleur,
Lui allaient à merveille,
On aurait dit un ange
Elle rentra chez elle,
Juste en face et bientôt,
Elle ferma les volets
Et la belle dame blanche
Disparut comme elle était venue.

 

 Retour:

 

Cette femme décrite, me semble aussi être celle d'une image mouvante, celle d'une photographie sépia qu'une pensée nostalgique viendrait animer très lentement, puis faire disparaître.

Dans ce poème la mémoire réveille et surprend des images autant fixes que mouvantes (elle est capable de telles choses!)

Cette femme presque fantomatique que tu décris Murielle me rappelle les "amoureuses" d'Apollinaire dans les poèmes : Annie, Marie (Marie- Laurencin) Clothilde.

A relire avec plaisir dans "Alcools", publié en 1912. 

 

Cécile

 

 

Le jour se couchait,
L'ombre de son corps
S'allongeait à mesure
Qu'il avançait
Vêtu d'un sombrero
Qui cachait la moitié
De son visage
On devinait
Sa longue barbe
Son jean n'était pas
Très propre
Il fumait
Et marchait au hasard
Puis, il entra dans
Un café,
Cinq minutes après
Il ressortit
Avec une jeune fille
On le voyait nettement
Maintenant la soixantaine
Il disputait la fille
Tu te rends compte
De l'heure qu'il est
Je t'avais dit de rentrer
Pour 8 heures
Tu ne m'écoutes pas
Tu ne sortiras plus.
La jeune fille lui dit :
"Ecoutes papa j'étais
Avec des amis;
Tu a vu que je ne faisais
Rien de mal
L'homme se tut un instant,
Puis lui dit :
"Tu as raison, ce n'est pas
Parce que ta mère m'a quitté,
Que je ne dois pas avoir
Confiance en toi."
On va rentrer, mais la
Prochaine fois
Rentre à l'heure,
Car je m'inquiète
Il l'embrassa tendrement
Sur la joue.
Il essuya furtivement
Une larme qui coulait
Sur sa peau ridée
Et ils rentrèrent
Chez eux, bras dessus-
Bras dessous
En riant et en chantant.
 

Retour :

 

Si le poème précédent semble mettre en mouvement une image fixe, celui-ci nous renvoie au cinéma et révèle aussi ton goût pour les histoires de vie, ici tu nous livres une scène émouvante qui pourrait effectivement être extraite d'un film, tout comme les vers " Le jour se couchait, l'ombre de son corps s'allongeait... on le voyait nettement" pourraient aussi appartenir à un scénario car les éléments descriptifs sont précis et saisisants (lumière et cadrage) tout en étant poétiques.

Ce poème m'évoque le dernier film de Claire Denis : "35 rhums", il relate l'histoire d'un père qui vit avec sa fille, laquelle grandit et se prépare à vivre sa vie.... C'est une très belle relation père-fillle! 

 

 

Un grand merci à toi Murielle pour ces deux textes.

 

Cécile 

 


Commentaires

 

1. KAF  le 09-08-2009 à 10:57:15  (site)

Intéressant ton blog ! A plus pour un com plus construit ... Bon dimanche

 
 
 
posté le 07-07-2009 à 13:11:06

ATELIER D'ECRITURE EN LIGNE

CONSIGNE 1  - pour un été (09) d’écritureS et de rencontreS.

Les textes sont à  envoyer avant le 20 juillet sur la boite mail de Vadrouilles : (madame.vadrouilles@laposte.net       ou : contact dans la rubrique Présentation du blog)                                                       Nous ferons des retours sur les écrits avant qu'ils soient mis en ligne. 

L’été, les balades, les hôtels, les campings, les séjours à l’étranger, les espaces inconnus, les gens inconnus, ceux que l’on découvre, ceux que l’on aime, les gens, eux, les autres, les voisins de quelques jours, le touriste derrière un objectif, l’étranger, lui, elle, une amoureuse, un amant, des enfants en grappe… 

Chaque rencontre d’un été, même d’un instant est sujet à « photographieS », chacun est familier des albums de vacances, diaporama du retour, vues panoramiques et portrait plutôt réussi , il s’agit donc ici de faire le portrait en écriture d’une personne rencontrée cet été, peu importe le lieu, le contexte, la température à l’ombre, qu’importe l’homme/la femme pourvu que le tout fasse texte.

Ainsi, tout comme Emmanuel Laugier (voir ci-dessous), écrivez le portrait de cette personne comme si vous en aviez la photographie sous les yeux ; si vous le pouvez produisez cette photographie et écrivez plus tard en l’observant, convoquez plutôt la forme en vers libre qui sera propice aux « observations poétiques ».

A vous…

N’hésitez pas à nous laisser un commentaire si vous avez des questions.


Une photographie de Michel Foucault. par Emmanuel Laugier

michel f.
est sur la dernière page
je voudrais parler de lui
et de son sommeil lointain bien que
sur la photo
il n’apparaisse pas
plutôt
même l’inverse
la tension
joueuse de son sourire
caché presque
montré
par un doigt qu’il glisse sur ses lèvres mais
ne m’empêche pas
de penser
là même
sur la photographie de lui
que je regarde
d’y voir
toute la justification du sommeil
rêvé
voulu
dans ce carnet sa
lente et continue clairement
veille coudée de bonze assis
rendue
à la fin
même
même
ici
n’en doutez pas

Emmanuel Laugier

Né en 1969 à Meknés (Maroc), vit à Nïmes.
Membre du comité de rédaction de la revue L’Animal, pour laquelle il écrit des notes sur le cinéma et l’image.


poésie
L'Œil bande ( Deyrolle éditeur, 1997)
Et je suis dehors déjà je suis dans l'air (Édition Unes, 2000)
Son / corps / flottant ( Didier Devillez, 2000)
Vertébral (Didier Devillez, 2002)
Portrait de têtes (Éditions Prétexte, 2002)
Tout notre aer se noirci & Du Bartas, La Sepmaine (Éditions 1 : 1, 2003)
Suivantes (Didier Devillez, 2004)
• Mémoire du Mat (Virgile, 2006)


autre
Strates, Cahier Jacques Dupin (sous la direction d'E. L),
Édition Farrago/ Léo Scheer, 2000
Sans rien dire, postface à De nul lieu et du Japon de Jacques Dupin
Édition Farrago/ Léo Scheer (2001)
Singularités du sujet (8 études sur la poésie contemporaine), sous la direction de Lionel Destremau et E. L, (Prétexte éditeur, 2002)
Pluralités du poème (8 études sur la poésie contemporaine), sous la direction de Lionel Destremau et E. L, (Prétexte éditeur, 2003)
— A paraître en 2004 : 14 poètes, une anthologie critique, sous la direction de Lionel Destremau et E. L (Prétexte éditeur)

 


 
 
posté le 07-06-2009 à 16:51:57

Atelier d'écriture du 6 juin (Porte Ouverte de La Belle Journée, Maison Folie de Moulins)


les petits rouleaux de papiers c’est pour faire un poème collectif...

 

 

Atelier encadré par Cécile Richard, qui anime pour la deuxième année à "La Belle Journée" (Groupe d'Entraide Mutuelle) avec le soutien de la  DRAC depuis janvier 2008.

 

 


Commentaires

 

1. rimesoudeprime  le 07-06-2009 à 18:33:56  (site)

petite visite.

 
 
 
posté le 07-06-2009 à 15:20:35

Voici une des lettres primées lors du concours Télérama de mai 2009...

et c'est une lettre de Françoise Coopmann, Présidente de Vadrouilles :

 

 

 

Rue Vieille du Temple. A la terrasse du Pick Clops qui a gardé tout de son cachet d’antan mes souvenirs se bousculent. Une fillette assise sur le gazon devant l’hôtel de Ville de Paris. Autour d’elle, des pigeons. Granma lui prend la main. Ils s’envoleront… Rue de Rivoli. Ses arcades se succèdent au rythme des pas. Au loin, la musique de l’orgue de barbarie mêlée au brouhaha. Rien à voir avec le rock ambiant du bar  d’où je vous écris ! Un jour, le jeune macaque perché sur l’épaule du musicien qui tourne inlassablement la manivelle lui a mordu le pouce. Granma l’avait prévenue ! J’aime les oiseaux, pas les singes. .. Bientôt la tour Saint Jacques. Les rues s’entremêlent… A cet âge là aucun enfant ne sait s’orienter ! Le square et ses bancs. Elle s’installera à côté de Granma… Rue des Rosiers.  Si elle ne distingue pas sa droite de sa gauche, elle sait qu’il faut attendre au feu. La boucherie a disparu. A sa place l’As du Falafel. Plus besoin de tourner la tête pour éviter les viandes étalées dans leur mollesse ni de se pincer le nez. Et vous, quelles images, quelles odeurs, quels  bruits gardez-vous de vos instants d’enfance ?Rue Vieille du Temple. Je n’ai pas reconnu le grand porche noir de notre immeuble. Dans la cour pavée de l’hôtel,  j’ai levé la tête et regardé jusqu’aux toits d’ardoise les pierres de grès enserrant les fenêtres. Balayé du regard les murs de briques rouges. Granma racontera qu’il y a longtemps coiffures, robes élégantes, dentelles précieuses, soies vertes, étoffes d’or et d’argent y virevoltaient. Les beaux esprits y tenaient  salon. Le Grand Paris ! Elle racontera aussi ses angoisses, les talons barbares des bottes de cuir noir, les voix hurlantes qu’elle ne comprenait pas. Les voisins ne sont jamais revenus. Une nouvelle famille s’est installée. Mon café est froid.


 

 


 
 
posté le 04-06-2009 à 18:59:39

L'Exposition de Vadrouilles à la Médiathèque de Moulins ...

 

 

 

 

la voix du nord mardi 16 juin 2009

 

 

 

 


 

Les travaux de "Trajectoires 2" ont été exposés ainsi que les réalisations 2008 et 2009 en art postal, nous avons aussi pris plaisir à "reconstituer" ce qui pourrait être un fragment du mur rue d'Arras il y a quelques temps... disons un clin d'oeil à ce mur de collages, oeuvre éphémère....

 

Voici quelques vues de l'exposition : 

 

 

un détail du grand collage!

 

 

 

 

 

 

lesmotscollésd’été

 

 

 

poésie cruelle

 

 

 


Commentaires

 

1. FannyH  le 04-06-2009 à 20:28:02

Ouaouh !!!
Elle esy belle cette expo...ca donne envie d'y aller en vrai...Mais au fait, quels sont les horaires d'ouverture de la Médiathèque ??

2. BRIBRI  le 04-06-2009 à 20:50:07

Je pense que la 2e séance a lieu le 20 juin, et non le 21, webmaster...

 
 
 
 

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